Nuisibles 20/03/2026 7 min de lecture

Comment éradiquer les nuisibles à Bordeaux ? Guide pratique

Vous avez repéré des traces de rongeurs dans votre cuisine bordelaise ou des blattes qui filent sous l'évier ? On sait ce que c'est, cette panique qui monte quand on vit près de la Garonne. Cet...

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Vous avez repéré des traces de rongeurs dans votre cuisine bordelaise ou des blattes qui filent sous l'évier ? On sait ce que c'est, cette panique qui monte quand on vit près de la Garonne. Cet article va droit au but pour vous sortir de là sans galérer.

Quels intrus squattent vraiment les logements bordelais ?

À Bordeaux, les nuisibles les plus courants sont les rats bruns, les blattes, les punaises de lit, les frelons asiatiques et les pigeons. Le problème n'est pas anecdotique : on estime à environ 500 000 rats dans les sous-sols de la ville, profitant des égouts, des caves et des bâtiments anciens mal isolés.

Les quartiers humides comme Paludate, Bacalan et la Bastide sont en première ligne. Les rats y trouvent tout ce qu'il leur faut : nourriture, eau et refuges. Une femelle peut avoir jusqu'à 4 portées de 8 petits par an. Vous voyez l'ampleur du truc ?

Les cafards, eux, pondent entre 30 et 40 nymphes à la fois et se reproduisent toute l'année dans les cuisines et salles de bain. Quant aux punaises de lit, elles reviennent massivement des voyages : les interventions professionnelles ont augmenté de 65% en deux ans en France. Bordeaux suit la tendance.

La loi vous oblige : ignorez-la et payez cher

Franchement, beaucoup de gens ne le savent pas. Le Code de la santé publique (articles L.1311-1 et L.1311-2) impose aux propriétaires ET aux locataires de maintenir les logements exempts de parasites et nuisibles. Ce n'est pas une suggestion.

Les sanctions ? Minimum 450€ d'amende pour la première infraction, jusqu'à 3 000€ en cas de récidive. Pour les restaurateurs, c'est encore plus strict : le règlement CE 852/2004 exige une hygiène irréprochable. Une inspection de la DDPP (Direction Départementale de la Protection des Populations) qui découvre une infestation, c'est la fermeture administrative garantie.

Dans un immeuble collectif, c'est le syndic et le bailleur qui doivent assurer l'hygiène des parties communes. Mais si vous laissez traîner des miettes partout dans votre appart, vous êtes responsable aussi. Les assureurs refusent catégoriquement de couvrir les dégâts causés par les nuisibles si vous n'avez rien fait pour les prévenir.

Rats et blattes : les champions de l'infestation en ville

Un seul rat produit 25 000 crottes par jour. Oui, vous avez bien lu. Ces déjections contaminent les surfaces, les aliments et propagent des maladies comme la leptospirose et la salmonellose. Les blattes font pareil : elles marchent partout et laissent des traces de bactéries derrière elles.

Le problème à Bordeaux ? Les canalisations et les gaines techniques. Les rats se déplacent par les réseaux d'égouts et d'eau. Une fissure de 15 mm, c'est suffisant pour qu'un rat brun s'y faufile. Une souris ? Elle a besoin de seulement 5 mm. Ils peuvent aussi ronger le bois, les câbles électriques et les gaines isolantes, créant des risques d'incendie ou de court-circuit.

Les blattes, elles, se multiplient dans les endroits chauds et humides. Les sous-sols bordelais, avec le climat océanique doux et les infiltrations d'eau, sont des paradis pour elles. Une infestation peut devenir incontrôlable en quelques semaines si vous ne réagissez pas.

Punaises et frelons : dangers cachés qui piquent fort

Les punaises de lit, c'est l'horreur silencieuse. Elles se ramènent dans vos valises après un voyage, se cachent dans les matelas, les fissures des murs, les têtes de lit. Elles piquent la nuit et causent des démangeaisons terribles. Mais surtout, elles se reproduisent rapidement et sont difficiles à éliminer sans traitement professionnel.

Les frelons asiatiques, eux, sont agressifs jusqu'en novembre. Un nid peut contenir 2 000 individus. Ils construisent leurs nids dans les arbres, les gouttières, les greniers. Une piqûre peut déclencher une réaction allergique grave, surtout chez les enfants et les personnes sensibles.

Tous ces nuisibles transmettent des maladies : hantavirus, salmonellose, toxoplasmose. L'enjeu de santé publique est réel. C'est pour ça que la Ville de Bordeaux dispose d'un centre dédié à la dératisation, désinsectisation et désinfection (3D).

Qui paie la facture dans un immeuble ou une copro ?

Voilà la question qui fâche. En copropriété, c'est clair : le syndic et le bailleur sont responsables des parties communes (escaliers, caves, combles, gaines techniques). Ils doivent payer pour les traitements. Mais les locataires doivent aussi jouer le jeu en maintenant l'hygiène de leur logement.

Si l'infestation vient d'un manque d'hygiène dans votre appartement (poubelles débordantes, nourriture qui traîne, accumulation de cartons), vous êtes responsable. Vous payez. Pas de débat.

La loi ELAN de 2018 renforce tout ça : tout logement doit être livré ou loué "exempt de parasites". Les assureurs ne couvrent rien si vous n'avez pas pris les mesures minimales de prévention. Donc oui, c'est du sérieux.

Signaux d'alarme à ne pas louper chez vous

Les indices sont souvent visibles si on sait où regarder. Des crottes noires et allongées dans les coins, sous l'évier, près des poubelles ? C'est du rat ou de la blatte. Une odeur d'ammoniaque persistante ? Ça vient des urines de rongeurs. Des bruits de grattement ou de rongeage la nuit dans les murs ou les plafonds ? Bingo, vous avez de la compagnie.

Cherchez aussi des traces grasses sur les murs et les rebords de fenêtres. Les rats se déplacent toujours par les mêmes chemins et laissent des marques dues à leur pelage gras. Des trous dans les portes ou les murs ? Des câbles rongés ? Des emballages alimentaires endommagés ? C'est l'alerte rouge.

Prenez des photos datées. Ça vous servira de preuve si vous devez contacter le syndic ou le bailleur. Et n'attendez pas que ça s'aggrave. Appelez un professionnel certifié immédiatement. Le bricolage, c'est la garantie d'empirer les choses.

Eradication efficace : méthodes qui marchent à Bordeaux

Oubliez les pièges à souris basiques et les bombes insecticides du supermarché. Ça ne marche pas. Les rongeurs deviennent résistants aux poisons classiques. Les blattes aussi. Vous avez besoin d'une vraie stratégie.

Les professionnels certifiés commencent par un diagnostic exhaustif : inspection des sous-sols, des gaines, des points d'entrée, des zones de nidification. Ensuite, ils utilisent une combinaison de méthodes : appâts spécialisés, pièges mécaniques, traitements écologiques certifiés. Chaque intervention est adaptée à votre situation.

Type de traitement | Coût indicatif | Durée | Avantages | Diagnostic seul |

À partir de 109€ |

1-2 heures |

Comprendre l'ampleur du problème, pas d'engagement |

Traitement classique |

300€ à 800€ |

2-4 semaines (suivi) |

Efficace, rapide, prix accessible |

Traitement écologique |

400€ à 1 000€ |

3-6 semaines |

Sans danger pour enfants et animaux, environnement préservé |

Remise en état complète |

Jusqu'à 3 000€ |

Plusieurs mois |

Nettoyage, désinfection, réparation structurelle |

Le diagnostic inclut souvent une première intervention. Vous payez entre 109€ et 200€ pour savoir ce que vous avez et comment l'éradiquer. C'est un investissement minime comparé aux dégâts que les nuisibles peuvent causer : rongement de câbles électriques (court-circuit, incendie), contamination alimentaire (intoxication), perte de marchandises en magasin.

Les professionnels certifiés (numéro de certification visible) vous proposent aussi un suivi : revenir après 2 semaines, puis après 4 semaines pour vérifier que tout est bien parti. C'est ça qui fait la différence avec le bricolage maison.

Prévention : les gestes qui sauvent

Une fois que vous vous êtes débarrassé des nuisibles, il faut éviter qu'ils reviennent. C'est 80% du travail.

Fermez vos poubelles correctement. Pas de bac débordant qui traîne dehors. Nettoyez régulièrement vos canalisations et vérifiez les bouchons de vidange sous les containers. Si vous avez un composteur, gardez-le fermé. Débarrassez votre cave, grenier et remise de tout ce qui traîne : cartons, vieux meubles, encombrants. Les rongeurs adorent s'y cacher.

Vérifiez les grilles des regards, les descentes pluviales et les siphons de sol. Les mailles doivent être inférieures à 1 cm pour les rats, 0,5 cm pour les souris. Posez un grillage aux soupiraux. Installez des plinthes-brosses anti-rongeurs sous les portes extérieures. Sceller les fissures et petites ouvertures dans les murs et autour des conduits.

Et l'hygiène, toujours. Pas de miettes qui traînent, pas d'aliments stockés en vrac. Contenants hermétiques, c'est la base.

Signaler à la Ville, c'est utile

Bordeaux dispose d'un centre 3D qui intervient sur l'espace public. Si vous voyez des rats sortir des égouts sur la voie publique, appelez la SABOM au 09 77 40 10 13. Si c'est un problème dans un immeuble collectif, alertez votre syndic. La Ville procède à des inspections régulières dans les jardins publics, les squats, les cuisines de crèches et écoles.

Pour les particuliers, vous pouvez aussi signaler les infestations graves. Ça aide la municipalité à identifier les zones à risque et à intervenir en amont.

Vous voilà armé pour reprendre le contrôle

Un dernier coup de fil à un dératiseur bordelais certifié, et c'est réglé. Pas besoin de laisser pourrir la situation. Le diagnostic coûte une centaine d'euros, l'intervention complète entre 300€ et 1 000€ selon la gravité. Comparé aux risques sanitaires et aux dégâts matériels, c'est un investissement intelligent.

Vous avez identifié des traces ? Des odeurs bizarres ? Des bruits la nuit ? Agissez maintenant. Plus vous attendez, plus l'infestation s'aggrave et plus ça coûtera cher à régler.

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